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demande à celle qui te suit comment sont les tiennes"

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jeudi 19 septembre 2013

Le suzerain, le guet et la cuite

Il était une fois, il y a fort longtemps dans une petite bourgade d'un pays imaginaire, un suzerain qui festoyait plus que de raison.

Son amour immodéré pour la bonne chair mais surtout pour la dive bouteille l'amenait souvent à dépasser les limites fixées par son maître et seigneur.

Combien de fois ses sujets ont été obligé de le ramener jusqu'en son château ou l'attendaient sa Dulcinée en filant sa quenouille et ses enfants qui jouaient au jacquet devant la cheminée. Toute la maisonnée n'osait pas lui dire de cesser ses libations éhontées qui faisaient désordre vis-à-vis de ses serfs et vilains.

Tout se terminait bien, le lendemain tout était oublié, il ressortait comme si rien ne s'était passé, avec peut être la promesse de ne jamais recommencer. C'est de là qu'est né l'adage "Faire un serment d'ivrogne".

Les années se suivaient et se ressemblaient, jusqu'au jour où ..................

Un soir où les gueux des environs présentaient ce qu'ils faisaient au bon peuple, le suzerain a quelque peu dépassé les bornes.

Comme il conduisait lui même son carrosse, il dut rentrer seul à une heure ou il n'y a plus que le guet et les couche-tard qui circulent sur les chemins du royaume.

Ses chevaux, appelés également roncins, étaient habitués à ramener la charretée et se rendaient sans problème jusqu'au pont-levis de sa demeure sans faire trop de bruit.

Les braves bêtes n'ont pas pu retrouver le sésame qui ouvre la porte, le suzerain dormait du sommeil du juste et il était impossible de le réveiller.

Passant par là par un pur hasard, une troupe de jeunes hobereaux vit le carrosse mais ne reconnurent pas leur suzerain qui ronflait si fort qu'ils crurent un moment que c'était les roncins qui faisaient autant de bruit.

Ils appelèrent donc les soldats du feu qui font office de bons samaritains pour venir au secours de la personne qu'ils avaient découvert sans savoir que dans ce cas, ceux-ci appellent automatiquement le guet au cas cela pourrait deviendrait dangereux.

Toute cette troupe, soldats du feu et guet arrivèrent sur les lieux et entreprirent de réveiller la personne en tambourinant sur les portes du carrosse, celles-ci étant fermées de  l'intérieur.

Au bout de quelques temps, le suzerain retrouva ses esprits et se mit, comme il s'en croyait le droit, a vitupérer sur ces manants qui l'avaient sorti de son sommeil, on ne réveille pas un homme de son rang sans prendre des gants, on fait attention aux représailles, c'est connu, le suzerain a le bras long.

Le guet n'apprécia pas les remontrances mais ne s'en laissa pas faire pour autant, il le fit monter dans la charrette à salade pour l'emmener jusqu'à la prévôté, suzerain ou pas, on ne traite pas le guet de cette façon.

Les formalités d'usage furent effectuées, nom, prénom, rang dans la noblesse, localisation de son château, etc ...... ainsi qu'un passage sur une nouvelle machine infernale qu'il venait juste de recevoir et qui répond au doux nom de "mesureur de teneur en alcool dans la barrique" que les guets entre eux surnomment "éthylotest" ou encore "ballon".

La machine s'emballa et répondit que ce qu'elle devait calculer n'était pas dans son registre, l'échelle qui lui avait été donnée s'arrêtait bien avant ce qu'elle devrait afficher dans le cas de la personne qu'elle testait.

Le chef du guet, bien qu'ayant reconnu son suzerain auquel il était soumis, pris la décision de le faire coucher dans une des geôles de la prévôté sur de la paille fraîche avec un pichet d'eau pure et limpide pour qu'il puisse se désaltérer dans ce qui restait de la nuit, il lui interdit également la conduite de son carrosse jusqu'à ce que le seigneur ne prenne des dispositions qui sont habituellement réservées qu'aux gueux et autres manants.

Le lendemain le suzerain rentra en son château avec un mal de crâne que seul un alka seltzer peut faire disparaître ou tout du moins diminuer, mais cette potion miracle n'était pas encore inventée.

Le vicomte de la Trinité, puisque c'est ainsi qu'il se fait appeler, est en fonction d'intérimaire, c'est à dire qu'il peut être banni à la fin de son règne à durée déterminée et remplacé par un autre suzerain. Ce sont les serfs et les vilains qui en décident. Il parait que cette nouvelle forme de nomination de régent s'appelle la démocratie.

Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur.

13 commentaires:

  1. La malchance est double pour notre édile : l'Alka-Seltzer n'était pas inventé, mais l'Edilotest l'était !

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    1. Je ne sais pas si c'est "VOTRE"édile, en tout cas dans ce récit, il est tout à fait imaginaire

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  2. Super Jacques ton senario ? il s en passe des choses a Loudeac ?
    Mais je ne vois vraiment pas qui pourrait etre ton acteur principal ? surtout à Loudéac

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    1. La dernier phrase en petit caractère donne la clé et la solution au questionnement

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    2. fabuleux conte , bravo jacques, et comme tu le dis ce suzerain a tellement le bras long et inspire tellement la crainte, qu'il est dommage que je commente anonymement et que tu sois obligé d'utiliser cette forme d'expression pour dénoncer ses actes

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  3. Comment peut-on cautionner des méthodes dignes des lettres de cachet sous la monarchie absolue ou des lettres anonymes de délation pendant la deuxième guerre mondiale ?
    Attention aux écrits quels qu'ils soient, ils peuvent être lourds de conséquences si la personne dénoncée se suicide.
    Thierry Roncin.

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  4. Votre écrit ne cite, certes personne en particulier, mais il a eu les mêmes répercussions que s'il l'avait fait. La presse n'a pas été dupe, vous l'avez bien vu.
    Par ailleurs,votre allusion au cheval de trait (mon homonyme) ne m'a pas vexé, mais j'ose espérer que la population ne fera pas l'amalgame avec moi.
    Pour finir, et je ne le ressasserai jamais assez : attention aux écrits quels qu'ils soient, ils peuvent être lourds de conséquences si la personne dénoncée (par des allusions larvées) se suicide.
    Les personnes partent, mais les écrits restent.
    Thierry RONCIN.

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    1. Si une voire plusieurs personnes se reconnaissent dans mon billet, c'est qu'il y a une once de vérité dedans.
      Quant à votre propos moralisateur sur les conséquences, que devrais je dire lorsque je me suis fait insulter devant plusieurs personnes lors de la fête de quartier en 2012 par le maire de Loudéac.
      A cette époque j'avais mis cela, à juste raison, sur son penchant vers l'alcool. Maintenant si vous voulez faire un rapprochement entre mon billet et cette personne, libre à vous, c'est votre problème et pas le mien.

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  5. Quel manque de courage et d'objectivité !
    "Je balance, mais je ne vous ai rien dit ".
    Vous me décevez et je n'aimerais pas être à votre place.
    J'ose espérer que la personne incriminée saura faire face, en évitant l'irréparable.
    Je le souhaite de tout mon cœur. Car c'est une véritable curée !
    Vous devriez avoir honte !!!
    Ce sera mon dernier écrit car j'ai mieux à faire que de perdre mon temps avec des lâches qui n'ont pas le courage de leurs opinions et qui auraient sûrement sévi pendant la deuxième guerre mondiale, en servant un régime bien sombre.
    Finalement, l'histoire se répète.

    Un conseiller en activité mais qui ne se représentera pas en mars 2014 (en douteriez-vous ?)

    Bien amicalement.
    Thierry RONCIN.

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    1. Ou ai-je balancé ?
      J'ai relaté un fait sans citer de nom.
      Quant à être a ma place, je ne le voudrais certainement pas, j'ai plus de hauteur d'âme que vous, la honte pourquoi en aurais je. Si dire la vérité est honteux, je comprend mieux maintenant que vous fréquentez certaines personnes. Mettre tout sous le tapis n'a jamais été une doctrine pour moi.
      Quand vous parlez de "lâches" vous devez penser à vous quand vous vous regardez dans votre glace de salle de bain tous les matins.
      Votre allusion à la deuxième guerre mondiale montre votre manque d'argument, mais cela ne m'étonne pas franchement quand cela vient de vous.

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    2. La personne se s'est pas suicidée : tant mieux.
      Moi, à sa place (trop scrupuleux), je l'aurais peut-être fait.
      Mais, il ne l'a pas fait et c'est une très bonne chose.
      Par ailleurs, rassurez-vous, je ne fréquente plus ces personnes et je peux même vous dire qu'hier (vendredi 10 janvier 2013), à la cérémonie des voeux, ces dernières qui me passaient de la brosse à reluire sur mes chaussures déjà brillantes, jadis, l'ont soudainement oubliée. Elles semblaient paniquées : je devais avoir la peste.

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    3. Oups : vendredi 10 janvier 2014 !!!

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Remarques bienvenues